Collections
Les collections rassemblent des objets d’art singuliers, conçus comme des pièces uniques à la frontière de la sculpture et de l’objet décoratif. Le verre soufflé et le métal y dialoguent autour de la matière, de la trace et de la transformation. Chaque création naît du geste et du feu, révélant un équilibre subtil entre fragilité et structure. Pensées pour être contemplées, ces œuvres trouvent leur place dans l’espace comme des présences sensibles, laissant à chaque regard une lecture personnelle.





Mètis
Mètis est une ode à la liberté et à la mélancolie. Le bleu, traversant la matière du verre, devient allégorie d’émotions paradoxales : solitude et apaisement, lutte intérieure et respiration. Couleur ambivalente, il incarne à lui seul la complexité du sensible.
Inspirée de la déesse grecque Mètis — figure de la sagesse, de l’intelligence intuitive et des artisans — l’œuvre évoque une pensée fluide, faite de liens et de mouvements. Elle devient un espace de rencontre entre savoir-faire, reflet et réalité.
À travers les métiers d’art, cette création glorifie la technique par l’émotion du geste et l’intuition créative. Certaines pièces se déclinent en œuvres murales, tandis que d’autres prennent la forme d’appliques lumineuses, permettant à la collection d’exister aussi bien comme objet contemplatif que comme présence lumineuse dans l’espace.



Témoin
Témoin évoque la trace laissée par le passé et les épreuves traversées. Pensée comme un binôme de soutien, l’œuvre met en dialogue force et fragilité, équilibre et tension. À l’image des stigmates, elle interroge les marques visibles et invisibles que nous portons, et la manière dont la création peut participer à la compréhension, à la transformation et à la reconstruction.
Les formes se répondent et demeurent indissociables les unes des autres. Le verre, marqué par une cicatrice née du travail à chaud, conserve l’empreinte d’un instant. Le laiton, issu de la découpe de la forme principale du vase, vient soutenir la partie lisse de la pièce soufflée. Ainsi, les éléments deviennent interdépendants, trouvant leur stabilité dans une cohabitation nouvelle, où la fragilité et la structure s’équilibrent mutuellement.





Superbia
Depuis le début de la littérature chrétienne, la confrontation entre vices et vertus est persistante.
Parmi les vices, le plus grave des sept péchés capitaux est, le péché d'orgueil, appelé Superbia.​​
Au cours des siècles, l'orgueil, la Superbia, a été représenté par une femme penchée sur un miroir.
Ces figures féminines sont presque toujours accompagnées d'une créature qui semble les inciter à se regarder.
Je propose ici comme réflexion : le lieu de la vanité, féminine et réfléchie, qui frustre plus qu'elle ne satisfait. Si nous écoutions ces créatures qui nous murmurent à l'oreille, nous verrions-nous tels que nous sommes ?
Imaginé comme miroir de la frustration, représenté à l'aide d'une cive de forme concave, perturbant ainsi les capacités de réflexion que l'on attend habituellement de l'objet miroir.
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Dans la continuité de la frustration créée par le miroir, les cylindres font écho à cette volonté de surprendre et de faire perturber " le regardeur", pour reprendre l'expression de Marcel Duchamps.
Inspiré par les miroirs de l'époque Art Déco, ce miroir s'inscrit dans la volonté de combiner deux savoir-faire au sein des pièces que je crée : le soufflage de verre à la canne et la monture en bronze. La démarche, au-delà de l'aspect sensoriel et esthétique, est aussi de travailler autour de la flamme. Le choix des couleurs et des techniques utilisées traduit la puissance du feu, le verre
étant un matériau qui se travaille à la chaleur et à l'aide ponctuelle d'une torche.​
Les deux formes orangées qui découpent le miroir au seul endroit où le regarder pourrait se refléter. En fonction de l'endroit d'observation les reflets orangés et indigo varient.


Céruléenne
Le feu est une source de lumière qui provoque chez le spectateur attraction et rejet, car cet élément est à la fois hypnotique, impalpable et non maitrisable. C’est pourquoi mon centre de table utilise la flamme pour créer une ambiance chaleureuse et festive tout en garantissant la sécurité et la simplicité d’utilisation d’une bougie.
Ce luminaire s’utilise comme une cheminée à l’éthanol. Il est constitué d’une sculpture de verre englobant une structure composée de trois éléments en laiton, qui contient le réservoir. Une première flamme jaune orangée se développe entre les deux tôles extérieures, et une seconde, plus petite et bleutée, autour de l’élément métallique central. Ces deux couleurs rappellent la bivalence du feu.